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Givors sous choc : le maire envisage une mesure radicale après des voitures incendiées. #3 #3 #4

En bref

Givors, une ville autrefois paisible, se retrouve au coeur de violences inattendues.

  • Samedi soir tumultueux : véhicules de police et poubelles incendiés après des affrontements.
  • *Révision de l’armement de la police municipale :* le maire, initialement opposé, envisage cette possibilité face aux circonstances.
  • Engagement pour la jeunesse souligné malgré les troubles, avec un appel à la justice contre le sentiment d’impunité.
  • La préfecture réagit avec le déploiement de renforts, indiquant l’ampleur régionale du problème.
  • Débat sur la *sécurité publique* : au-delà de l’armement, un équilibre entre fermeté et soutien social est recherché.

Imagine-toi dans une ville tranquille du sud de Lyon, où, tout à coup, la quiétude se transforme en chaos. C’est ce qui est arrivé à Givors, où un samedi soir, la violence s’est soudainement invitée. Deux voitures appartenant à la police municipale ainsi que plusieurs poubelles ont été réduites en cendres suite à des affrontements. Entre jeunes et forces de l’ordre, le tableau semblait sortir d’un film plutôt que de la réalité de cette commune paisible. Mais pourquoi tant de violence ? Selon Mohamed Boudjellaba, le maire EELV de Givors, cela pourrait être lié à des arrestations précédant ces explosions de violences. Toutefois, l’heure est à l’enquête pour démêler les causes de ces incidents.

Cet événement a mis en lumière un sujet sensible : l’armement de la police municipale. Traditionnellement opposé à cette idée, Mohamed Boudjellaba a avoué à l’AFP réviser sa position. Cela ne vient pas d’un changement idéologique soudain, mais plutôt des circonstances extrêmes auxquelles sa ville a dû faire face. Entre le coût exorbitant de l’armement non léthal et la nécessité de protéger ses agents, surtout la nuit, l’élu est pris entre deux feux. Il s’inquiète autant pour la sécurité de ses citoyens que pour celle de ses policiers.

Le maire a également exprimé son choc face à l’ampleur de la violence dans une ville qui fait tant pour sa jeunesse. Givors se distingue en effet par son engagement envers les jeunes, une rareté qui rend les récentes agitations encore plus déconcertantes. Boudjellaba espère que la justice agira avec fermeté contre ceux qui bafouent la tranquillité publique, manifestant un « sentiment d’impunité » qu’il juge intolérable.

Face à ce tableau, la préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes n’a pas manqué de réagir, condamnant les violences et annonçant le déploiement de renforts de la Police nationale. Cette démarche montre bien que le problème dépasse les limites communales pour toucher à la sécurité régionale.

Voitures brûlées à Givors : vers une police municipale armée ? Réaction du maire écologiste

Une réflexion armée

Parler d’armement dans une ville qui préfère la concertation à la confrontation est délicat. Pour Mohamed Boudjellaba, c’est un virage à 180 degrés de sa philosophie de gouvernance. Bien sûr, l’idée n’est pas de militariser la police municipale mais de s’assurer que chaque agent puisse rentrer chez lui en fin de journée sans crainte. La question n’est pas de savoir si les policiers municipaux doivent être armés, mais comment les protéger efficacement tout en préservant les valeurs de la commune.

Alors, où allons-nous ? Vers une police municipale armée à Givors ? Peut-être. Mais cette décision ne saurait se résumer à une réponse à la violence par la violence. Il s’agit plutôt de trouver un équilibre, celui qui permettra de garantir la sécurité de tous, sans pour autant sacrifier les principes qui font de Givors une ville à part. Le débat est lancé, et ses implications vont bien au-delà des rues de la commune. Elles interpellent notre société dans son entier sur la manière de gérer la sécurité publique dans le respect des libertés individuelles.

Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : la réponse ne réside pas uniquement dans l’armement. Elle passe aussi par l’éducation, la prévention, et un soutien sans faille aux jeunes de la commune. C’est dans cette alliance entre fermeté et actions sociales que Givors trouvera, espérons-le, la clé pour un avenir plus paisible.

Adrien Bur